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MUSEES
EUROPEENS ET CULTURE PASCUANE
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Angleterre
1.
Londres - British Museum
Belgique
2.
Bruxelles - Musée du
Cinquantenaire
France
3. Paris - Musée du quai Branly
île
4. Paris - Musée du Louvre
Norvège
5. Oslo
- Kon-Tiki Museum
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1.
Angleterre - Londres
British museum
Le British
Museum possède l'oeuvre la plus sacrée de la culture rapa nui et
la plus impressionnante d'Europe : le moai Hoa Hakananai'a
(photo ci-contre).
Cette statue a été ramenée en 1868, par l'équipage
du navire anglais HMS Topaze commandé par Richard Ashmore Powell,
et venu sur l'Ile de Pâques pour récupérer des éléments
d'art local. Son poids est estimée à 4 tonnes.
Située
au village sacré d'Orongo,
elle était devenue avec le temps une des statues les plus vénérées
de l'Ile. Sur son dos, les Rapa Nui ont ajouté au 18e siècle
des symboles sculptés, en rapport avec le culte de l'Homme
oiseau, dont elle semble avoir été le point central des
cérémonies.
<< On
perçoit derrière sa tête des pagaies, derrière
son cou à droite un oiseau, et sur son dos un anneau ainsi
qu'une ceinture, symboles retrouvés sur de nombreuses
sculptures de bois rapanui.
Hoa
Hakananai'a était à l'époque peinte de ki'ea
(mélange huileux, issu de la terre blanche et rouge des falaises et
de la sève des plantes). Son nom signifierait "Ami caché ou
volé."
Le
British Museum possède une autre statue de basalte, plus
petite, appelée Moai Hava. |
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2.
Belgique - Bruxelles
Musée du Cinquantenaire
>> Le dieu des pêcheurs
de thon, Pou Hakanononga, est la pièce maîtresse
de la collection polynésienne du Musée
du Cinquantenaire de Bruxelles. Cette statue colossale
a été ramenée avec l'autorisation
du gouvernement chilien en 1935 par le navire-école
Mercator.
Elle
a été découverte près du village
d'Hanga Roa, à moitié enterrée. Mesurant
2 mètres de haut et pesant 6 tonnes, il a fallu deux
jours pour la transporter jusqu'au navire. Pou Hakanononga
est d'une forme unique. Aucune autre statue de l'Ile ne lui
ressemble.
Son
nom l'associe à un dieu alors que les autres moais
semblent être pour la plupart des représentations
d'ancêtres. Cela semble venir du fait que les Rapa
Nui avaient constaté que la
pêche au thon était meilleure lorsqu'ils s'aventuraient
en mer à hauteur de cette statue.
Pou Hakanononga se dressait sur un ahu exceptionnel,
carré et composé de pierres non taillées. Ce monument
a été daté du XIIIe siècle grâce au carbonne
14, devenant ainsi le plus vieux (scientifiquement daté) de l'Ile.
Les Musées
royaux d'art et d'histoire de Bruxelles possèdent
une belle collection sur l'île de Pâques,
la plupart réunis lors de l'expédition franco-belge
de 1934-1935. Citons en particulier les statuettes en bois,
appelées moai kavakava, tangata et papa.
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Moai Pou Hakanononga |
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3. France
- Paris
Musée du quai Branly
La
tête de moai du musée du quai Branly est accessible
gratuitement depuis le jardin.
Posée
sur un piédestal de 5 mètres, elle est visible
de près depuis la terrasse du café Branly.
Longtemps
exposée au Musée de l'Homme, elle a été ramenée
en 1872 par l'amiral de La Flore : frégate française
sur laquelle Pierre Loti s'était embarqué à Valparaiso.
Il put ainsi visiter l'île de Pâques, les Marquises
et l'archipel de la Société. |
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Tête colossale du quai Branly |
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4.
France – Paris
Musée
du Louvre
Au cœur du musée du Louvre, le pavillon des sessions
abrite 120 chefs d'œuvres sculpturaux des civilisations d'Afrique,
d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
Tous sont
réunis autour d'une belle idée : « que
les chefs-d'œuvre du monde entier naissent libres et égaux... ».
Ils sont donc exposés avec le même respect et
le même regard que le sont les œuvres occidentales dans
le reste du musée.
Parmi
eux, une tête colossale et plusieurs statuettes
en bois de l'île de Pâques (moai kavakava, moia
tangata, reimiro…).
Don
du gouvernement chilien en 1935, la tête de
moai mesure 1,70 m de hauteur. Elle représente les deux
cinquièmes de la sculpture originelle, qui devait mesurer
cinq mètres de hauteur.
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Tête colossale du Louvre
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5.
Norvège - Oslo
Kon-Tiki Museum
Le
Kon-Tiki Museum est une fondation privée, qui abrite
la collection de bateaux et d'artefacts des expéditions
de Thor Heyerdahl. Des moais de l'Ile
de Pâques y sont exposés ainsi que de nombreux
objets polynésiens.
Thor
Heyerdahl (1914-2002), archéologue norvégien,
dirigea de nombreuses fouilles archéologiques à l'Ile
de Pâques et dans l'Est de la Polynésie. Après
des études de biologie, géographie et anthropologie à Oslo,
il alla à Tahiti. Le Chef Teriiro'o "l'adopta",
et lui donna le nom de Te Rai ma te ata (Reflet du Ciel).
Puis
il s'installa avec sa femme à Fatu Hiva, aux Marquises
(1937-38). Ce séjour eut une grande influence sur
le reste de sa vie. L'observation qu'il fit de la vie, des
vents, des courants et même de l'histoire, le convaincu
de l'origine sud américaine du peuple polynésien.
Il
développa cette théorie dans son livre : "American
Indians in the Pacific". La communauté scientifique
n'accepta pas sa théorie. Il décida alors de
la prouver dans la vie réelle.
Le
28 avril 1947, il partit avec un équipage de 5 hommes
depuis Callao au Pérou sur le Kon-Tiki, un radeau
de bois construit sur le modèle des embarcations sud
américaines traditionnelles. >>
Il
parcoura 4300 miles pendant 101 jours jusqu'à l'archipel
des Tuamotu. L'expédition
du Kon-Tiki, livre relatant le voyage fut traduit en 70
langues et le document filmé obtint l'Oscar du meilleur
documentaire en 1951.
Il
organisa, entre autres, des fouilles archéologiques
aux Iles Galapagos (1952-53) et à l'Ile de Pâques
(1955-56 et 1986-88) devenant avec ses équipes, un
des pionniers de l'archéologie du Pacifique. Il écrivit
de nombreux ouvrages, dont "Aku-Aku, The Secrets
of Easter Island".
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Moais
du Kon-Tiki Museum

Le Kon-Tiki |
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