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BALAYEE
PAR LES VENTS
L'Ile de Pâques
est loin d'être paradisiaque. D'aspect aride, elle
ne possède aucun cours d'eau. Son sol, sans cesse balayé par les
vents marins, est très pauvre en végétaux. Il est presque entièrement
recouvert d'une herbe rase et jaune.
Cet état de
désolation est largement dû à l'élevage
intensif de moutons que
les Anglais pratiquèrent sur l'île pendant la première
moitié du 20e siècle. De
plus, la terre végétale n'atteignant que 50 cm de profondeur,
il est très difficile pour des arbres d'y maintenir leurs racines.
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LE
SAVIEZ-VOUS ?

Passez
votre souris sur l'image
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Vue depuis la grotte Ana Kai Tangata |
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GROTTES
ET VOIES SOUTERRAINES
Issues
de la lave des volcans, les côtes de l'Ile de Pâques
sont rocheuses et très souvent escarpées.
Percées
de cavernes, elles mènent parfois à de profondes
grottes souterraines qui traversent le sol de
part en part.
On en compte plusieurs centaines dont beaucoup ont servi de refuges
aux Rapanui pendant
des siècles.
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FAUNE
ET FLORE
Il
n'existe aucun animal autochtone sur l'île. Toutes les espèces
présentes, actuelles ou passées, ont été implantées
par l'Homme. Les rats
et les poules, amenés par les Polynésiens, furent pendant longtemps
les seules sources de viande. Puis vinrent s'ajouter avec l'arrivée
des Européens, des chevaux, des bovins et des moutons.

Ahu
Nau Nau
Des
essences d'arbres plantées par les premiers arrivants,
seuls les bananiers se maintinrent jusqu'à nos jours.
Les
cocotiers qui bordent actuellement la plage d'Anakena, au nord-est
de l'île,
ont tous été plantés au 20e siècle.
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LE
SOPHORA TOROMIRO
Le toromiro est un petit arbre qui appartient à la famille des Fabaceae : groupe d'une douzaine d'espèces dont la quasi-totalité pousse dans
les îles du Pacifique. Ces fleurs sont jaunes et tubulaires.
N'ayant été retrouvé nulle part ailleurs sur
Terre, il semble que cet arbuste soit originaire de l'île de Pâques
(les plus anciennes traces datant d'au moins 35 000 ans).
Largement utilisé comme matériau par
les anciens sculpteurs de moai de bois, et
achevée
par les moutons introduits plus tards par les Européens, l'essence
a disparu de l'île.
Le dernier arbre de Toromiro y a été découvert
en 1955, par l'archéologue Thor Heyerdhal, à
l'intérieur du volcan Rano Kao. Les rares plants
qui existent actuellement proviennent de ce dernier spécimen.
Ils sont conservés dans des jardins botaniques au Chili
(Viña
del Mar) et en Norvève
(Göteborg
Botaniska Trädgarden). Tous les essais de
réimplantation sur l'île ont pour l'instant échoué.
LE PLUS GRAND PALMIER DU MONDE
Autre essence
disparue de l'île, le Paschalococos disperta.
De très importantes traces en ont été identifiées dans les analyses
polliniques de John Flenley et S. M. King. Très
proche du palmier chilien géant Jubaea chilensis,
il aurait pu servir au levage et au déplacement des moais.
Le Jubaea
chilensis est
le plus grand palmier du monde. Son stipe peut atteindre 1,8
m
de circonférence. Son autre record :
la lenteur de croissance...
Ce palmier étant monoïque, un seul spécimen peut
produire des graines fertiles.
Chaque fruit contient une graine 3 cm de long, qui ressemble à une mini noix de coco.
Des datations au carbone 14 démontre que le Paschalococos disperta fut présent sur l'île jusqu'au 17è siècle. Son extinction correspondrait à la
phase de décadence des moais de pierre. |
Sophora
Toromiro

Jubaea chilensis |
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